Festival C'est de la Danse Contemporaine 2005
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Du 21 janvier au 8 février 2005
L'histoire de la danse est tout entière tendue entre les deux notions de répertoire et création. Le corps, la vitesse et l'espace sont les fondements d'un art et témoignent de leur époque. La tension réalisée entre ces différents éléments déterminent, la plupart du temps la qualité d'une proposition chorégraphique. C'est à l'aune de cette définition qu'il faut comprendre l'invitation faite aux chorégraphes présents lors de ce festival-dixième anniversaire du CDC. Témoins vivants de leur époque, les chorégraphes offrent chacun à leur manière, une lecture du monde contemporain.
Certains de ces invités sont désormais familiers au public toulousain, Anne Teresa De Keersmaeker qui nous a fait le bonheur de présenter son solo Once, une sorte de précipité de sa danse qui se confond avec les souvenirs de toute une époque. D'autres artistes venus de Belgique se sont joints à elle. Wim Vandekeybus a montré l'une de ses premières pièces Les Porteuses de mauvaises nouvelles, créée la première fois en 1989 et dans laquelle il déploie déjà ce qui constituera avec le temps son propre style, avec notamment ses cascades de portés et les figures les plus improbables du déséquilibre. Les protagonistes de Peeping Tom, héritiers des Ballets C.de la B., sont venus nous faire goûter à leur énergie intacte dans une création produite par le CDC Le Salon.
Autre production du CDC, les farfelus Foofwa d'Imobilité et Thomas Lebrun ont rappelé que la virtuosité peut parfois rimer avec l'humour et que le duo dansé peut se décliner à l'infini.
Boris Charmatz, Marco Berrettini et Christian Rizzo, habitués du CDC ont célébré cet anniversaire avec des propositions singulières qui surprennent et creusent en profondeur la perception de la danse auprès du public.
La Berlinoise Sasha Waltz invitée à Toulouse pour la première fois, a intitulé simplement sa pièce Körper (corps en allemand). Et ils sont là en effet les corps dans leur présence exacerbée, exposés, accumulés, compressés dans des espaces trop limités.
Emio Greco, qui après des années de virtuosité annonce un changement de cap, une danse plus apaisée, disponible à de nouvelles perturbations.
Heddy Maalem, reparti pour l'Afrique avec en guise de viatique la partition du Sacre du Printemps a évoqué la modernité et la formidable énergie d'un continent qui sait se relever, toujours. A ce sacre, a répondu celui de Raimund Hoghe, réduit à un terrible face à face.
L'Espagnole La Ribot s'est penchée sur ce qu'il y a d'exceptionnel dans la gestuelle de chacun avec une pièce élaborée pour et avec des amateurs recrutés à Toulouse.
D'autres artistes venus du monde entier – l'Indienne Malavika Sarukkai et son art ancestral et cependant toujours actualisé du bhârata natyam, les jeunes Sud-Africains Via Katlehong dance, issus des ghettos de Johannesburg - ont fêté avec nous ce dixième anniversaire durant trois semaines dans différents lieux toulousains au cours d'une manifestation qui a fait alterner volontairement les pièces de répertoire et les créations.
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Centre de Développement Chorégraphique – 5, avenue Etienne Billières – 31300 Toulouse (Métro Saint-Cyprien)
Tél +33 (0)5 61 59 98 78 | Fax : +33(0)5 61 59 99 04 | info@cdctoulouse.com
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