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![]() Photographie : © Hibou | Madame Plaza / Bouchra Ouizguen Jeudi 11 et vendredi 12 février à 20h à la Fabrique-Université du Mirail-Toulouse Spectacle présenté avec le CIAM Plus âpre, fort et puissant qu’un laïc dévoilement, le corps dans Madame Plaza est envisagé dans toute son extension, de sa plus lourde pesée au plus interne jaillissement vocal. Comme s’il enfantait peu à peu de la longue et terrible histoire des femmes, de ce qu’elles savent et peuvent se transmettre, de ce dont, un jour, elles ne pourront plus être dupes.
Ce tableau-portrait sans concession, conçu par la jeune artiste marocaine Bouchra Ouizgen, reste de bout en bout radicalement lové dans l’intimité d’un espace clos, fait de présences partagées entre poses lascives et profonde gravité. Quatre femmes, quatre interprètes sculptées dans le silence et par l’intensité de regards appuyés, bientôt transformées par la voix, l’appel, la danse et le chant. Celles qui se meuvent du divan, au sol, à l’espace, à travers une pleine et lente mobilité, oscillent de la plus intense lassitude à la plus ample sensualité. Intégrant sauts, chutes, abandons, contacts et saynètes, elles semblent aussi à même de briser carcans, murs, attendus et clichés, d’une simple danses de bras, avec des embrassements, des mots, des rires. Bouchra Ouizguen chorégraphie avec audace, ces femmes qui dérangent et émeuvent, et qu’elle accompagne sur le plateau, le temps d’une rencontre exceptionnelle entre deux générations. Car les femmes Aïta étaient au Maroc, aux débuts du XXème siècle un peu ce que sont les geishas au Japon. Adulées pour leur beauté comme pour leur art, poésie, chant, esprit, elles sont devenues un peu plus tard des artistes du peuple et souvent ont été battues, voire reniées par leur famille pour avoir choisi cette voie. Le désir de Bouchra Ouizgen est de les montrer différemment et de faire entendre que leur pratique, loin d’un folklore, reste d’une pertinente actualité car elle concerne «le chemin de la liberté du corps». Irène Filiberti Chorégraphie : Bouchra Ouizguen ; Interprètes et chants : Fatima El Hanna, Fatima Aït Ben Hmad, Naïma Sahmoud, Bouchra Ouizguen ; Musiques : Ahat de Youssef El Mejjad, Akegarasu de Shin-Nai ; Lumières : Yves Godin ; Costumes : Nouredine Amir ; Régie lumières : Thalie Lurault ; Consultant production : Michel Laurent.
Production : Compagnie Anania ; Soutiens à la production : Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France à Rabat, Département Afrique et Caraïbes en créations de Culturesfrance – Ministère des Affaires étrangères. Durée : 55 minutes Lieu : La Fabrique, Université du Mirail-Toulouse Tarifs : plein tarif : 15 € / pass festival : 12 € / tarif réduit : 9 € |
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Centre de Développement Chorégraphique – 5, avenue Etienne Billières – 31300 Toulouse (Métro Saint-Cyprien)
Tél +33 (0)5 61 59 98 78 | Fax : +33(0)5 61 59 99 04 | info@cdctoulouse.com
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