Parcours Raimund Hogue
© DR
Body, Space, Music
Lecture-performance
Samedi 12 février à 19h au studio du CDC
plus d'infos
Si je meurs laissez le balcon ouvert
Jeudi 17 février et vendredi 18 février à 20h au Théâtre Garonne
Mardi 15 février à l'Estive - Scène Nationale de Foix et d'Ariège
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Si je meurs laissez le balcon ouvert
Jeudi 17 février et vendredi 18 février à 20h au Théâtre Garonne
Mardi 15 février à l'Estive - Scène Nationale de Foix et d'Ariège
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Qualifié à l’occasion d’ "alchimiste de la réminiscence", Raimund Hoghe, journaliste, dramaturge de Pina Bausch, écrivain, chorégraphe et danseur, est apparu sur les scènes françaises dans les années 90, avec un solo magistral Meinwärts (1994), une œuvre aussi profondément intime que liée à la mémoire collective. Cette pièce pose les questions fondatrices du geste de l’artiste à travers une notion-clé, la différence. Elle nous parle de la disparition et du devoir de mémoire.
Marqué dans son corps par cette histoire qui est la nôtre, Raimund Hoghe développe au fil de ses créations de nouvelles problématiques par rapport au propos d’origine, mais qui restent toujours des espaces flottants, en suspension entre l’intime et la mémoire collective. Grand amateur de musique, il créé des montages musicaux et parfois des spectacles en hommage à de grandes figures de l’art, comme Maria Callas dans 36, Avenue Georges Mandel. Passionné de danse, il consacre plusieurs de ses créations à des relectures hommages au répertoire classique : Le Sacre du printemps, L’Après-midi d’un faune, Le Lac des cygnes, le Boléro. D’autres œuvres sont nées de ses rencontres, comme Dialogue avec Charlotte, Sarah, Vincent et moi, ou plus récemment Sans titre, avec le danseur et chorégraphe Faustin Linyekula.
Le temps, l’affect et la constance du geste ont creusé le sillon d’une écriture poétique où le corps, les climats et le rapport à l’espace tissent un propos subtil. Esthète du sentiment, Hoghe prône un minimalisme très personnel, avec des actions proches du rituel, des corps cristallisés dans la lenteur ou la pose, là où étirement du temps et durée invitent à la méditation.
Entre le mouvement et les mots, c’est l’espace choisi par Raimund Hoghe pour la lecture performance Body, Space, Music. Autre manière de s’intéresser aux interactions entre corps et langage : "Pendant de nombreuses années, j'ai écrit avec des mots. Le corps derrière ces mots était invisible. Ensuite, j’ai écrit avec des corps, le mien, celui des danseurs. Et finalement, je constate que cela ne fait pas de différence pour moi." En intégrant des extraits vidéo de ses pièces, l’artiste explore la relation corps et texte, comme passage, intrigue, guettant le moment où le verbe s’incarne.
Sa dernière création, Si je meurs laissez le balcon ouvert, reprend le chemin de l’hommage, ici le chorégraphe Dominique Bagouet et de bien des disparus d’une période de l’histoire récente, les années 80 marquées par le sida. Le titre est emprunté au poète espagnol Federico Garcia Lorca : première phrase d’Adieu, publié dans le recueil Poemas del Alma. Comme pour ses autres créations, Hoghe oriente son travail entre introspection et attention sereine, avec des corps qui s’éclipsent dans l’espace animé par le désir de créer "une atmosphère des possibles". Archives, esprit, qualité travaillent ainsi la mémoire de la pièce à l’œuvre. Traces où mots et gestes sont appelés à "luire comme étoile dans l’obscurité". Selon l’artiste convaincu que nous pouvons communiquer même si, parfois, nous ne voulons pas y croire. Irène Filiberti
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Marqué dans son corps par cette histoire qui est la nôtre, Raimund Hoghe développe au fil de ses créations de nouvelles problématiques par rapport au propos d’origine, mais qui restent toujours des espaces flottants, en suspension entre l’intime et la mémoire collective. Grand amateur de musique, il créé des montages musicaux et parfois des spectacles en hommage à de grandes figures de l’art, comme Maria Callas dans 36, Avenue Georges Mandel. Passionné de danse, il consacre plusieurs de ses créations à des relectures hommages au répertoire classique : Le Sacre du printemps, L’Après-midi d’un faune, Le Lac des cygnes, le Boléro. D’autres œuvres sont nées de ses rencontres, comme Dialogue avec Charlotte, Sarah, Vincent et moi, ou plus récemment Sans titre, avec le danseur et chorégraphe Faustin Linyekula.
Le temps, l’affect et la constance du geste ont creusé le sillon d’une écriture poétique où le corps, les climats et le rapport à l’espace tissent un propos subtil. Esthète du sentiment, Hoghe prône un minimalisme très personnel, avec des actions proches du rituel, des corps cristallisés dans la lenteur ou la pose, là où étirement du temps et durée invitent à la méditation.
Entre le mouvement et les mots, c’est l’espace choisi par Raimund Hoghe pour la lecture performance Body, Space, Music. Autre manière de s’intéresser aux interactions entre corps et langage : "Pendant de nombreuses années, j'ai écrit avec des mots. Le corps derrière ces mots était invisible. Ensuite, j’ai écrit avec des corps, le mien, celui des danseurs. Et finalement, je constate que cela ne fait pas de différence pour moi." En intégrant des extraits vidéo de ses pièces, l’artiste explore la relation corps et texte, comme passage, intrigue, guettant le moment où le verbe s’incarne.
Sa dernière création, Si je meurs laissez le balcon ouvert, reprend le chemin de l’hommage, ici le chorégraphe Dominique Bagouet et de bien des disparus d’une période de l’histoire récente, les années 80 marquées par le sida. Le titre est emprunté au poète espagnol Federico Garcia Lorca : première phrase d’Adieu, publié dans le recueil Poemas del Alma. Comme pour ses autres créations, Hoghe oriente son travail entre introspection et attention sereine, avec des corps qui s’éclipsent dans l’espace animé par le désir de créer "une atmosphère des possibles". Archives, esprit, qualité travaillent ainsi la mémoire de la pièce à l’œuvre. Traces où mots et gestes sont appelés à "luire comme étoile dans l’obscurité". Selon l’artiste convaincu que nous pouvons communiquer même si, parfois, nous ne voulons pas y croire. Irène Filiberti
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Tél +33 (0)5 61 59 98 78 | Fax : +33(0)5 61 59 99 04 | info@cdctoulouse.com
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