Pour goûter ce qu'est une vraie proximité avec la danse, le CDC a
inauguré les « soirées d'ouverture ». Ainsi ont été baptisés les
premiers spectacles de la troisième saison de danse contemporaine à
Toulouse. « Ouverture » de saison, ouverture aux autres danses,
ouverture aux danses des autres ».
D.R.
Les trois soirées ont regroupé des danseurs et chorégraphes d'origines diverses, travaillant sur le mélange de styles et de techniques.
Salia Sanou et Seydou Boro, danseurs africains rattachés à la troupe de
Mathilde Monnier, Jean-Claude Pambe Wayack qui a reçu l'adoubement de
personnalités de la danse aussi respectées qu'Odile Duboc, et enfin
Olivier Casamayou un autodidacte épris de danse indienne ont ainsi pu
présenter leur partition.
Afin de consacrer la volonté de
présenter une danse libre, se souciant peu des frontières, de nombreux
artistes ont été invités : Elisa Martin Pradal qui a su emporter le
public dans des divagations poétiques autour du thème de l'eau, Félix
Ruckert ainsi que Yann Lheureux et Emmanuel Grivet qui ont proposé une
suite évolutive de trois spectacles sur une trame chorégraphique
précise remise en question chaque soir.
Parmi les personnalités incontournables du paysage
chorégraphique international, Anne Teresa De Keersmaeker a exposé une
danse épanouÏe et jubilatoire en complicité avec des frontières
musicales, William Forsythe a exploré une danse sans cesse en
évolution, multipliant les niveaux de lectures.
D.R.
La
carte blanche offerte au chorégraphe Heddy Maalem a été l'occasion
d'inviter deux chorégraphes : Pierre Droulers et Farid Berki, dont il
avait admiré le travail. Il nous rappelle que « l'admiration est un bel
exercice, un des plaisirs de l'existence ».
Le CDC a pu mener
ses projets à bien avec la complicité de ses partenaires tels que le
Theâtre National de Toulouse avec qui le CDC s'était associé pour la
programmation des Ballets C de la B./Alain Platel, pour la première
fois à Toulouse La complicité a été maintenue avec le Théâtre Garonne
dans le cadre les représentations des compagnies israéliennes, Barak
Marshall et Inbal Pinto, ainsi que celles de Meg Stuart et Maguy Marin.