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![]() Photographie : © M.Coudrais | Gustavia Dans Gustavia, l’espace est premier. Il s’agit de l’architecture du théâtre. Il est symbolisé par une somptueuse boîte noire, cadre vide, voire tombeau, précieusement enveloppé de rideaux et pendrillons savamment éclairés. Au sol, le velours semble une mer qui assourdit et met à l’épreuve l’équilibre des interprètes. Leurs pas glissants, leur démarche en aveugle, leurs maladresses font partie de l’énigme. Gustavia est un mystère, le fruit d’une rencontre improbable entre deux personnalités de la scène contemporaine. Il s’agit de la chorégraphe française Mathilde Monnier, et de la performer espagnole installée en Suisse après un passage à Londres La Ribot. Ensemble, elles sont une seule entité, abstraite et double. Deux femmes artistes de réputation internationale, ici deux silhouettes toutes en jambes, en postures et en mots, posées là comme dans un écrin. L’enjeu de cette pièce est justement celui de leur rencontre. Elles se sont retrouvées avec le désir commun de créer ensemble. Gustavia est un spectacle tragi-comique, un ovni théâtral exécuté sur le fil d’un statut précaire. Cette sorte de vertige est introduite dans le jeu. L’une se réfléchit dans l’autre et met en abyme la scène, leur propre rapport au théâtre. Présence et représentation sont ici drôlement mises à mal. Ouvrir un espace singulier issu de ce dialogue devient une pièce, une figure qui interroge le statut de la femme comme celui de l’artiste de façon singulière et jubilatoire.
Duo
Maria La Ribot Chez La Ribot, autrefois chorégraphe, la conception de l’art est proche des arts plastiques et emprunte à des artistes comme Duchamp ses stratégies et son humour. Ses pièces sont essentiellement des solos et des performances avec lesquelles elle se produit partout dans le monde. L’ensemble de ses œuvres réalisées depuis les années 90, comme les Pièces distinguées, 40 espontaneos ou Laughing Hole présentent une réflexion centrée sur le corps et le regard, privilégiant une interrogation sur la réception, la présence du spectateur. Pour La Ribot, Gustavia est une occasion de revenir au théâtre, de réinvestir la posture d’interprète et de danseuse. Mathilde Monnier Figure marquante de la danse contemporaine française depuis les années 80, elle apprécie de se laisser influencer, de modifier sans cesse le processus de création de ses pièces, en collaborant avec d’autres artistes écrivains et musiciens notamment, ses nombreuses pièces depuis Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt jusqu’à Publique ou Tempo 76, montrent une réflexion aiguë sur l’écriture et le mouvement. Ses spectacles ainsi que les activités développées par le Centre Chorégraphique de Montpellier qu’elle dirige ont fait sa réputation internationale. Pour Mathilde Monnier, Gustavia est un nouveau déplacement, qui lui permet d’approcher les notions d’exposition et la plasticité du travail de La Ribot. Durée : 1 heure Mercredi 21 janvier 2009 à 21h au Théâtre des Mazades Jeudi 22 janvier 2009 à 21h au Théâtre des Mazades Plein tarif : 19 € Pass festival : 15 € Tarif réduit : 9 € Distribution : De et avec : Mathilde Monnier & La Ribot, Lumière : Eric Wurtz, Réalisation sonore : Olivier Renouf, Collaboration scénique : Annie Tolleter, Costumes : Dominique Fabrègue, assistée de Laurence Alquier. Coproduction : Festival Montpellier Danse 2008, Centre Pompidou - Les spectacles vivants / Festival d'Automne / Théâtre de la Ville – Paris, Centre de Développement Chorégraphique – Toulouse / Midi-Pyrénées, Culturgest Lisbonne, La Comédie de Genève, Mercat de les Flors – Barcelone, La Ribot association, Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon. |
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Centre de Développement Chorégraphique – 5, avenue Etienne Billières – 31300 Toulouse (Métro Saint-Cyprien)
Tel +33 (0)5 61 59 98 78 | Fax : +33(0)5 61 59 99 04 | info@cdctoulouse.com
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